Monday, April 20, 2020

Gérer l'eau en condition de pénurie


Pour satisfaire nos besoins en eau, le projet hydraulique tunisien est allé très loin dans la mobilisation des ressources en eau. Mais cet effort a atteint ses limites. L’élargissement du concept de ressource en eau à toutes ses formes : l’eau bleue, l’eau verte, l’eau virtuelle, est aujourd'hui devenu nécessaire pour atteindre les objectifs de sécurité hydrique du pays.

La pénurie d’eau représente un manque par rapport à des besoins donnés : besoins directs (domestiques, industriels), et besoins indirects nécessaires à la production de notre alimentation, ce sont les besoins de l’agriculture, pluviale et irriguée. Si l’on compare les besoins aux ressources en eau par pays, il y aura naturellement un manque plus important dans les pays où les précipitations sont les plus faibles : les pays arides, colorés en noir sur la carte. Pour pallier ce manque, on peut avoir recours à des ressources alternatives : i) dessalement de l’eau de mer (Arabie Saoudite plus gros producteur, Algérie et Maroc), ii) transport d’eau douce sur de longues distances (Colorado, transfert Sud-Nord en Chine 45 km3/an), iii) recyclage des eaux usées urbaines, notamment dans l’irrigation, et parfois pour fournir de l’eau potable (Singapour). Il existe toutefois un grand nombre de pays riches en eau, mais qui ne possèdent pas les ressources financières nécessaires pour la construction des infrastructures d’exploitation de l’eau (nombreux pays africains, régions colorées en rouge sur la carte) ; on parle alors de pénurie économique d’eau. La solidarité internationale est nécessaire pour garantir, dans les pays pauvres, l’alimentation des villes en eau potable : l’explosion démographique urbaine qui s’annonce dans les pays en développement annonce de nouvelles pénuries : les villes y compteront plus de 5 milliards d’habitants en 2050. Il faudra chercher l’eau toujours plus loin et recourir davantage au dessalement de l’eau de mer, quitte à augmenter la facture de l’eau pour des collectivités souvent dépourvues des moyens nécessaires. Une équation de plus en plus difficile.

La crise libyenne et son impact sur la Tunisie: droits de l'Homme aux frontières






Le postulat fondamental des Principes et directives est que la législation internationale des droits de l'homme stipule que tous les migrants, indépendamment de leur statut légal, de la manière dont ils se présentent à la frontière, de leur lieu d'origine ou de leur apparence, doivent jouir pleinement de leurs droits.


Il faut rappeler que les droits de l’homme sont universels et inaliénables et que la Tunisie a signé la majorité des conventions mais on est loin de l’application. Sans oublier l’évolution des droits de la femme depuis Bourguiba mais que certains droits ne sont pas encore acquis. Cependant, il est a noté une entrave à la loi puisque certaines personnes ne peuvent jouir de droits comme les personnes handicapées et que le droit d’asile n’est jamais accordé. Bref, la Tunisie a toutes les chances de réussir mais nous devons relever les défis.

L'ARTISANAT COMME LEVIER DE DÉVELOPPEMENT LOCAL






L'artisanat tunisien désigne à la fois un secteur économique et un ensemble de produits fabriqués par des artisans tunisiens comme biens de consommation courante ou produits pour touristes. Il emploie environ 350 000 personnes, ce qui représente 9,7 % de la population active tunisienne, et contribue pour 3,8 % du produit intérieur brut et 2,32 % des exportations). Les régions de Nabeul et de Kairouan sont les deux premiers centres de productions artisanales du pays, la première pour la céramique et la seconde pour les tapis.

L’importance de l’artisanat dans l’économie nationale est remarquable  puisqu’il valorise les richesses des régions. Sans oublier l’intérêt pour les produits du terroir et du fait main. Ce secteur souffre cependant, de plusieurs difficultés liées surtout à l’absence de fournisseurs locaux et l’éparpillement d’autant plus que ce secteur est peu attractif pour les jeunes. Pourtant l’artisanat peut avoir un apport pour le développement régional avec la création de clusters qui permettent de regrouper les différentes spécialités. Bref l’artisanat doit être préservé et développé car il peut stimuler le développement régional.

Gérer l'eau en condition de pénurie

Pour satisfaire nos besoins en eau, le projet hydraulique tunisien est allé très loin dans la mobilisation des ressources en eau. Mais ce...